Ciels

mise en scène Wajdi Mouawad

 
Avec : John Arnold, Georges Bigot, Valérie Blanchon, Olivier Constant, Stanislas Nordey
Philippe Berthomé (Création lumières) , Emmanuel Clolus (Scénographie) , Michel F. Coté (Musique) , Dominique Daviet (Création vidéo) , Charlotte Farcet (Dramaturgie) , François Ismert (Collaboration artistique) , Isabelle Larivière (Création costumes) , Michel Maurer (Création son) , Adrien Mondot (Création vidéo) , Alain Roy (Assistant(e) à la mise en scène) Gabriel Arcand, Victor Desjardins (acteurs en vidéo), Anne Lorraine Vigouroux - France et Maryse Beauchesne - Québec (Production)

Quatrième partie du quatuor "Le sang des promesses"

Dire le monde, le dérouler, le déployer encore et toujours, comme une fresque. S’ancrer une nouvelle fois dans l’Histoire et dans les histoires, dans le collectif et dans le personnel, pour faire un théâtre d’ici et maintenant. Si l’ultime partie du quatuor avignonnais de Wajdi Mouawad s’inscrit dans cette continuité, il sonne néanmoins comme un contrepoint aux trois œuvres précédentes, pour bien faire entendre que le monde peut se perdre aussi en cherchant trop de sens, en voulant à tout prix retrouver la mémoire, en courant sans cesse après l’infini. Qu’il s’agisse du fond ou de la forme, c’est une nouvelle recherche qu’entame l’auteur et metteur en scène en enfermant ses personnages dans un décor unique, clos, étouffant, où les bruits du monde n’arrivent que par l’intermédiaire de moyens d’écoute hypersophistiqués qu’une grande puissance a mis à leur disposition pour tenter de prévenir un gigantesque attentat terroriste. Véritable tour de Babel où se mélangent toutes les langues, ce lieu sécurisé devient la prison de ces «écoutants» qui ne peuvent communiquer avec leurs proches que par un système de vidéo-conférence. Dans un dispositif scénique qui inclura le public, c’est une écriture également nouvelle que Wajdi Mouawad proposera. Une écriture polyphonique qui sera autant entendue que vue puisque textes, images et sons se fondront les uns dans les autres pour créer ensemble une poésie du quotidien, à la différence de Littoral, Incendies et Forêts qui faisaient du rapport écriture/acteur le fondement essentiel de la représentation. Nous sommes donc invités à vivre une expérience théâtrale au cœur même d’une énigme terrifiante, au cœur même de ce monde ultra-contemporain qui peut nous angoisser et que le théâtre vivifiant de Wajdi Mouawad, situé au plus près du réel et au plus loin du réalisme, rend fascinant.

Jean-François Perrier

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