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Débrayage

mise en scène Anne-Laure Liégeois

 
Avec : Olivier Dutilloy, Anne Girouard, François Rabette
Mathieu Dion (Assistant(e) à la mise en scène) Elisabeth Dordevic (Collaboration aux costumes)

Quatre extraits et un inédit

« C’est une comédie. Ça fait rire. Ça doit. Pourtant le sujet est terrible. Ça fait rire quand même. Ça peut. »
Après L’Augmentation de Perec, l’aventure continue, dans un couloir d’à côté. On dirait la même entreprise, la moquette grise à poil ras posée sur le monde du travail, pavé de mauvaises intentions, où s’agitent et convulsent trois employés hallucinés.
Le monde du travail, tout un monde, avec la nécessité de rentabilité, la peur de perdre son emploi, la crise économique et les crises de nerfs. Trois personnages suffisent à le raconter ce monde, parce qu’il suffit de les laisser s’agiter dans leur bocal et de les observer. Ce sont de parfaits rats de laboratoire, rompus à toutes les expériences et capables de tout encaisser, ou presque.
La première pièce de Rémi De Vos est un peu son « livre de l’intranquillité », elle traverse toutes ses autres pièces. On dirait que l’auteur a choisi sa place une fois pour toutes, au chevet des hommes et de la société, à nous regarder, l’œil clair et vif, perçant, mais aussi vache, très vache. Avec l’air de celui qui nous regarde nous débattre, suspendus dans le vide, et nous rajoute du rien et de l’inutile sur les épaules, puis attend tranquillement le moment où on va lâcher prise et tomber.
En fait, il ne nous laisse jamais tomber. Ce garçon est bien trop tendre et généreux pour nous laisser nous écraser au fond, nous et ses personnages. On appelle au secours et c’est le rire qui vient, toujours. Un rire qui remonte du ventre et nous secoue, monte à la gorge et ne nous lâche plus. Jusqu’à nous étouffer pour de bon.

Production : Les Fédérés

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© Christophe Raynaud de Lage