Sous les arbres

mise en scène Frédéric Maragnani

 

Notes d’intention

par Frédéric Maragnani

Comme toujours à la première lecture d’un nouveau texte, se souvenir de la première impression, la garder vivante, intacte, et se laisser guider par la trace de cette impression pour inventer la mise en scène.
La première impression de lecture de Sous les arbres, est picturale et sonore. Le spectateur, celui qui regarde et écoute, est à l’extérieur, et, à la façon d’une caméra subjective, traverse des paysages, des lieux, des maisons, les rivières et les forêts.
Deux garçons, l’un nommé Tata, l’autre Fonfon, sont les deux promeneurs « intranquilles » de ce périple dévoilé au spectateur. Faits l’un pour l’autre, ils se rencontrent près d’une rivière, s’aiment et ne se quitteront plus. Errants parmi les vivants, ils parcourent ensemble les paysages de leur enfance avant de trouver refuge dans une maison dont la famille les accueille, les nourrit, les habille et leur donne les armes pour continuer, ensemble. Comme dans Gerry de Gus Van Sant, le nœud de l’intrigue réside principalement dans le fait de faire à deux la route à pied, et d’aller jusqu’au bout.
Ces deux-là nous font découvrir plusieurs paysages, dans lesquels ils seront les regardeurs et les personnages cen- traux de l’écriture, ceux vers qui tout converge. Spectateurs de leur passé, acteurs de leur vie présente, ils mettent en scène leur épopée.
Ayant travaillé depuis plusieurs années sur le conte, dans Le Couloir de Philippe Minyana, Le Cas Blanche-Neige de Howard Barker, je cherche avec ce nouveau projet de mise en scène à poursuivre et développer cet univers d’un « réel onirique » et créer de la façon la plus claire, la plus franche et la plus nette, tel un livre pour enfants, les plans théâtraux de ce cheminement, l’évidence de ce périple de deux humains, deux amoureux.

Pour aller plus loin

Vous souhaitez proposer une piste de réflexion sur le contenu de cette page ?
Partagez vos pistes de travail en classe avec les autres enseignants !

Ajoutez une piste de réflexion !